Le portage salarial à l’international gagne à être connu

Écrit par le 23 juillet 2008 dans Portage Salarial

Longtemps confidentiel en France, le portage salarial se généralise et s’internationalise, surtout depuis le début des années 2000. Premiers concernés : les techniciens et les consultants spécialisés. Le procédé présente des avantages, à la fois pour le porté et pour l’entreprise ayant recours à ce dernier. Une démarche gagnant-gagnant.

Avec l’internationalisation des échanges et des compétences, nombre d’entreprises doivent aujourd’hui travailler avec l’étranger. Mais elles ne disposent pas toujours des compétences nécessaires ou ne peuvent pas internaliser une telle fonction. Le portage salarial international peut représenter une réponse adaptée à cette demande.

Le principe est simple. Il s’agit d’une relation tripartite entre une entreprise de portage (le porteur), un consultant (le porté) et une entreprise cliente. Le porté exerce une prestation pour l’entreprise cliente. L’entreprise de portage adresse sa facturation à l’entreprise cliente qui la paye en retour. Enfin, le porteur rémunère le porté.

Une pratique qui permet au porté de se concentrer sur l’aspect opérationnel de sa mission sans se soucier du caractère administratif de celle-ci.

Tester le marché

Travailler à l’étranger pour un consultant indépendant peut vite se révéler fastidieux, surtout d’un point de vue administratif. Il faut gérer son visa, les éventuelles autorisations de travail, conserver sa protection sociale… Autant de contraintes que se proposent de gérer les entreprises de portage salarial. Josette Londé, présidente de l’Union nationale des entreprises de portage spécialisées (Uneps), explique : « Le porté n’a pas la sécurité de l’emploi ou le salaire régulier d’un salarié. En revanche, le portage lui apporte la même simplicité administrative qu’un salarié ».

Ensuite, ce procédé peut représenter une bonne façon de monter une entreprise, notamment à vocation internationale. Le portage permet de tester le marché pendant un certain temps, ainsi que la solidité de son projet et ses propres capacités, avant de lancer une structure juridiquement autonome.

S’affranchir des contraintes organisationnelles

Côté entreprises, le portage présente également plusieurs intérêts. « Les entreprises veulent plus de flexibilité dans le travail. Ce que le Code du Travail ne peut pas nécessairement leur apporter », avance Josette Londé. L’alternative à cette demande peut donc se trouver dans le portage salarial. La présidente de l’Uneps poursuit : « Le portage permet à l’entreprise de faire appel ponctuellement à des profils pointus. »

Et surtout, il s’agit d’une forme d’emploi qui peut inciter les petites structures à s’attaquer à l’export. Souvent dotées d’une équipe réduite, ces dernières ne disposent pas toujours des compétences, du temps et des connaissances pour internationaliser leur activité. Le recours au portage peut donc leur permettre de se développer sans essuyer les contraintes administratives et organisationnelles d’une telle démarche. Les petites entreprises n’ont donc plus qu’à se lancer.

Copyrights : http://vivrealetranger.studyrama.com/article.php3?id_article=1174

Share Button

Laisser un commentaire